Forêt : Un nouveau projet de gestion durable des paysages tropicaux du Mayombe, Ubangui et Mai Ndombe

La Ministère de l’Environnement et Développement durable et Nouvelle économie du climat, Marie Nyange Ndambo a procédé, ce jeudi 30 avril, au lancement du projet de gestion durable des paysages tropicaux du Mayombe, de l’Ubangui et du Mai Ndombe. À travers cette initiative, le gouvernement congolais entend adresser une réponse ferme contre la déforestation et la dégradation des terres, tout en posant les bases d’une restauration durable des équilibres écologiques et d’un développement à la fois inclusif et prospère.

« Lle ministère va travailler à côté des différentes parties prenantes pour donner aux communautés locales et aux peuples autochtones les moyens d’agir, car ils sont les gardiens naturels des écosystèmes ; restaurer les paysages et les terres dégradés afin de redonner vie à la biodiversité et renforcer la résilience écologique ; créer une économie verte en promouvant les chaînes de valeurs durables et des pratiques agricoles responsables ; ainsi qu’à combattre les changements climatiques en réduisant les émissions et en contribuant activement à la neutralité carbone », a déclaré la ministre.

S’agissant de la mise en œuvre, François Kapa, directeur national pour la mise en œuvre du projet, a indiqué que l’approche prévoit une collaboration avec d’autres programmes transfrontaliers en cours sur certains paysages. Il a notamment cité l’Angola, à travers le paysage Luki dans le Mayombe au Kongo central, ainsi que la République centrafricaine, via le paysage du Sud Ubangi.

« Nous tenons en même temps en initiant ce projet, à renforcer à la fois la résilience des forêts et des communautés, tout en veillant à ce que les acquis soient reproductibles dans la conservation des forêts du Bassin du Congo. Nous devons savoir que ce projet est de 4 ans. Donc nous allons passer au niveau de chaque site pour recueillir les différents avis afin d’élaborer ce qu’on appelle les plans de travail annuels. Ce plan sera présenté au comité de pilotage pour validation. Après validation, nous pouvons appliquer les activités contenues dans ce plan de travail. La finalité, c’est d’augmenter la séquestration de gaz », a-t-il souligné.

La conception de ce projet s’inscrit en étroite cohérence avec les priorités du Fonds pour l’environnement mondial (FEM/GEF), notamment dans les domaines de la biodiversité, du changement climatique (adaptation et atténuation), de la dégradation des sols et de la gestion des eaux internationales. Pour le ministère de l’environnement, cette initiative constitue une preuve concrète de la volonté de la RDC à assumer son rôle de leader mondial dans l’espace forestier.

À cette occasion, la ministre a lancé un appel solennel à l’implication de tous afin de garantir une meilleure exécution du projet et une appropriation effective des acquis dans la phase d’après-projet.

« Je lance un appel solennel que chaque acteur, secteur public, société civile, secteur privé, communauté locale, les peuples autochtones s’approprient ce projet. Je suis convaincue qu’il ne réussira que si nous en faisons une cause nationale portée par l’unité, la détermination et la responsabilité collective. De mon côté, je m’engage à consolider l’unité de gestion du projet et à élargir le programme intégré relatif aux biomes critiques du bassin du Congo », a renchéri la ministre.

Le Fonds pour l’environnement mondial (FEM/GEF) se positionne comme un acteur majeur du financement de la protection de l’environnement en RDC, en soutenant des projets liés à la biodiversité, au changement climatique et à la dégradation des sols. Le projet bénéficie aussi de l’appui de l’UICN, du FIDA ainsi que de partenaires techniques et financiers. Ce soutien s’inscrit dans le cadre de la Contribution Déterminée au niveau national (CDN) de la RDC pour la période 2021-2030.

Albert MUANDA

NEWSLETTER

Inscrivez-vous à notre newsletter pour vous tenir au courant de nos activités.

You have been successfully Subscribed! Ops! Something went wrong, please try again.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *