Science : 26 jeunes chercheurs africains réunis à Accra pour booster l’innovation sur le continent

L’atelier de renforcement des compétences de l’Académie mondiale des sciences (TWAS), a ouvert ses portes ce mardi 16 juin 2026, à Accra (Ghana). 26 scientifiques africains prometteurs, en début de carrière, issus de 13 pays du continent (du Bénin à l’Ouganda, en passant par le Botswana et le Kenya), devront acquérir des nouvelles compétences scientifiques pour booster l’innovation sur le continent africain.

Tous sont lauréats du programme de bourses SG-NAPI (Seed Grant for New African Principal Investigators), une initiative lancée en 2021 par la TWAS avec le soutien du ministère fédéral allemand de la Recherche, de la Technologie et de l’Espace (BMFTR). L’objectif est clair : soutenir le retour en Afrique de jeunes doctorants formés à l’étranger et consolider le système scientifique régional.

Durant trois jours, ces jeunes leaders vont participer à des sessions intensives animées par des experts. Au programme : rédaction scientifique, communication pour le grand public, mentorat, mais aussi un sujet brûlant d’actualité : l’usage de l’intelligence artificielle responsable dans la science.

Pour la présidente de la TWAS, Quarraisha Abdool Karim, cet investissement est une urgence vitale. « L’épidémie actuelle d’Ebola en République démocratique du Congo, combinée au manque de diagnostics et de traitements efficaces, rappelle cruellement l’importance de financer les compétences locales pour créer un impact durable », a-t-elle déclaré.

Le programme SG-NAPI cible des pays identifiés comme accusant un retard technologique, en finançant des projets à fort potentiel à hauteur de 67 700 USD dans des secteurs clés (agriculture, informatique, médecine, physique). À ce jour, 124 bourses ont déjà été attribuées.

Unité de programme de l’UNESCO basée à Trieste (Italie), la TWAS célèbre plus de 40 ans d’engagement. Avec des milliers de diplômés et de bourses de recherche à son actif, l’académie prouve une fois de plus à Accra que l’autonomie scientifique de l’Afrique est la clé de sa prospérité future.

Alfredo Prince NTUMBA