Face à la persistance des défis sanitaires en République démocratique du Congo, le chef de l’État, Félix Tshisekedi, a insisté sur l’efficacité de la prise en charge médicale des malades dans le pays. Brisons les tabous, refusons le déni : le message présidentiel se veut un véritable électrochoc pour la conscience nationale et l’appareil d’État.
« Ebola n’est ni une rumeur, ni une honte. C’est une urgence sanitaire qui nécessite de la responsabilité et de la rigueur », a-t-il déclaré lors de son adresse à la Nation, à l’occasion de la commémoration de l’indépendance du pays.
Par ces mots sans équivoque, le président de la République fustige la désinformation et la stigmatisation qui entourent trop souvent l’épidémie, ralentissant la riposte sur le terrain. Pour Félix Tshisekedi, l’heure n’est plus aux approximations ni aux hésitations : la transparence et la discipline collective doivent primer pour endiguer la maladie.
Au-delà de la prise de conscience citoyenne, le chef de l’État a adressé un message direct et pressant à l’exécutif. Estimant que la réactivité est la clé de voûte de toute gestion de crise, il a martelé que c’est la « raison pour laquelle le gouvernement doit agir vite ».
Les ministères concernés, en premier lieu celui de la Santé publique, sont ainsi appelés à intensifier le déploiement des équipes médicales, à sécuriser l’approvisionnement en intrants logistiques et à renforcer la communication de crise auprès des communautés locales.
Pour un Congo de la dignité sanitaire
Ce cri de ralliement s’inscrit dans une vision plus large de la couverture santé universelle, l’un des chevaux de bataille du mandat présidentiel. Félix Tshisekedi a réitéré son ambition de bâtir « un Congo où chaque Congolaise et chaque Congolais bénéficie de soins dignes ».
En positionnant la dignité humaine au cœur de la riposte sanitaire, le président rappelle que la lutte contre Ebola ne se résume pas à des statistiques médicales, mais touche au droit fondamental de chaque citoyen à être protégé et soigné de manière équitable, peu importe sa région.
Alors que les équipes de terrain continuent de se battre au quotidien, cet appel à la rigueur et à la célérité gouvernementale sonne comme un nouveau cap. Reste désormais à voir comment l’exécutif traduira cette urgence présidentielle en actions concrètes et immédiates sur le sol congolais.
Sarah MANGAZA