A la suite d’une mission officielle fructueuse à Paris, la République Démocratique du Congo et la France ont signé ce lundi 20 juillet 2026, un protocole d’accord de cinq ans. Ce partenariat concret marque le lancement du programme « Zéro Déforestation Dégradation pour le Développement » (Z3D), visant à concilier urgence écologique et développement socio-économique local. La cérémonie officielle de signature a réuni la ministre Marie Nyange Ndambo pour la RDC, et Éléonore Caroit, ministre déléguée chargée de la francophonie et des partenariats internationaux pour la France.
Un mécanisme financier novateur pour les services écosystémiques
Inscrit dans le cadre d’un partenariat pluriannuel de 5 ans, cet accord met en œuvre la politique gouvernementale volontariste de protection des massifs forestiers congolais (la forêt c’est nous). Il s’appuie sur les mécanismes de paiement pour services écosystémiques (PSE) issus de l’approche Z3D développée par la France.
Ce programme réaffirme l’engagement renouvelé de la diplomatie française à travers le « country package » et l’Appel de Belém pour les forêts du bassin du Congo, visant à soutenir les pays forestiers de la région, les organisations régionales et tout particulièrement la RDC dans la préservation de ses massifs forestiers et de sa biodiversité unique.
« Je reviens de la France où j’ai signé un MoU sur le programme Zéro Déforestation et Dégradation des forêts naturelles pour le Développement durable, en sigle Z3D. Cette alliance stratégique reflète notre volonté inébranlable de préserver notre patrimoine forestier tout en garantissant un développement social et économique équitable pour nos populations », a déclaré Professeure Marie Nyange Ndambo, Ministre de l’Environnement, Développement Durable et Nouvelle Économie du Climat (RDC).
Une gestion transparente et conjointe
En plaçant le programme Z3D au cœur des priorités nationales et internationales, cet accord aidera à reussir le pari de concilier les impératifs mondiaux de conservation environnementale avec les exigences de progrès économique local.
Selon le communiqué du Ministère, sur le plan financier et opérationnel l’Agence Française de Développement (AFD) assurera le financement et la coordination de la gestion du programme en qualité d’organisme fiduciaire. Un Comité de pilotage mixte assurera la gouvernance stratégique et le suivi de la gestion sur le terrain, garantissant une co-gestion transparente et efficace.
Alfredo Prince NTUMBA