Énergie : Un atelier pour structurer les plans d’affaires des jeunes entrepreneurs ruraux

Les travaux de l’atelier de cinq jours d’appui aux porteurs de projets sur l’élaboration de plans d’affaires bancables ont été officiellement lancés ce mercredi 8 juillet 2026 à Kinshasa. Organisé sous l’égide du programme PROVIPPER (Programme de viabilité et de pérennisation des projets d’électrification en milieu rural et périurbain), cet événement marque une collaboration stratégique entre l’Agence nationale d’électrification et des services énergétiques en milieux rural et périurbain (ANSER) et l’Institut national de préparation professionnelle (INPP). L’objectif est de transformer des idées entrepreneuriales locales en projets solides, capables de capter des financements auprès du Fonds de garantie de l’entrepreneuriat au Congo (FOGEC) et d’autres partenaires financiers.

Cette initiative, qui s’étendra jusqu’au 14 juillet prochain, traduit la volonté des directions générales de l’ANSER et de l’INPP de matérialiser l’accompagnement des micro, petites et moyennes entreprises (MPME) gravitant autour des écosystèmes énergétiques ruraux. Pour l’INPP, cet atelier représente un jalon crucial dans son mandat d’intégration socio-économique et de renforcement des compétences.

Le rôle de l’INPP ne se limite pas à une simple administration théorique, il s’inscrit dans un processus complet de coaching et d’incubation. L’établissement public se positionne aux côtés de l’ANSER pour offrir aux jeunes entrepreneurs les outils nécessaires en fiscalité d’entreprise et en gestion, sécurisant ainsi la viabilité à long terme des projets énergétiques et connexes.

« Ce ne sont pas que des plans d’affaires théoriques, ce sont des plans d’affaires qui vont être conduits au financement avec les différents partenaires qui existent toujours dans le cadre de ce projet. Alors, nous avons le rôle de pouvoir donner un coaching, une incubation nécessaire afin que ces différents porteurs de projets puissent tenir entre leurs mains, non pas seulement des projets de manière vague, mais qu’ils puissent avoir des plans d’affaires très bien élaborés selon les normes », a indiqué Jefferson Muissa Katoto, Chef de division en charge de l’insertion professionnelle à l’INPP.

Au-delà de l’aspect technique, cet atelier s’enracine fermement dans les priorités du second quinquennat du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Le développement des infrastructures énergétiques en milieu rural, couplé à la création d’emplois pour la jeunesse congolaise, constitue le socle du redressement économique du pays.

« Depuis de prime abord, je rends un vibrant hommage au Président de la République, Chef de l’État, pour avoir eu la vision de matérialiser l’activité de l’ANSER dès son premier mandat, en vue de la promotion et du financement, de l’édification et de services énergétiques dans le milieu rural et périurbain en RDC », a précisé Siméon Mohasi, chef de service études et développement socio-économique de l’ANSER

Le consortium mis en place autour de PROVIPPER regroupe de nombreux acteurs institutionnels majeurs tels que le FOGEC, la CADECO, l’OVD, le SNCOPE et plusieurs fondations privées, tous unis pour concrétiser le mot d’ordre présidentiel de création d’emplois et de protection du pouvoir d’achat à travers l’entrepreneuriat national.

« La démarche de l’ANSER, à travers ses divers projets d’électrification rurale, en collaboration avec ses partenaires du PROVIPPER, constitue sa contribution à cette vision politique », a renchéri Monsieur Mohasi.

L’atelier qui a débuté ce mercredi verra défiler plusieurs formateurs et experts issus des deux institutions. Pendant cinq jours d’intenses sessions pratiques, les candidats seront soumis aux standards rigoureux d’ingénierie financière afin de rendre leurs propositions attractives pour les banques et les fonds de garantie étatiques.

Les organisateurs ont insisté sur l’appropriation obligatoire des matières enseignées. Comme l’a rappelé le représentant de l’ANSER, « l’électricité est un moteur de développement, mais l’amélioration des conditions de vie locale ne peut être l’apanage de la seule agence ». C’est en diversifiant les activités socio-économiques locales et en créant des chaînes de valeur que la RDC parviendra à endiguer l’exode rural et à stimuler l’économie de la base vers le sommet, en parfaite adéquation avec le programme national pour l’emploi des jeunes « Debout Jeunes Congolais ».

Serge NGALAMULUME