Climat :  Transition écologique, comment la RDC s’impose en pionnière des métiers d’avenir en Afrique

À l’occasion d’un dialogue bilatéral stratégique de haut niveau à Jérusalem, la République Démocratique du Congo a officiellement partagé ses documents cadres réformant le marché du travail national. En remettant son Plan national de développement des emplois verts et son Répertoire des métiers à son homologue de l’État d’Israël, Kinshasa pose les bases d’un partenariat technologique d’envergure pour former sa jeunesse aux défis de demain.

La RDC au premier plan

En matière d’action climatique et de création d’opportunités durables, la République Démocratique du Congo ne se contente plus de déclarations d’intention. Elle s’illustre désormais comme une véritable pionnière sur l’échiquier africain.

Lors de son allocution solennelle à Jérusalem, le ministre de l’Emploi de la RDC a rappelé l’avance stratégique prise par le pays. « Sur l’ensemble du continent africain, seuls deux pays disposent à ce jour d’un répertoire des métiers verts : la Côte d’Ivoire et la République Démocratique du Congo ».

Cette avancée majeure dote la RDC d’outils hautement structurés pour encadrer, professionnaliser et multiplier les métiers d’avenir respectueux de l’environnement. Elle jette ainsi les bases solides d’une transition inclusive, axée sur l’économie circulaire, la gestion responsable des ressources et le développement écoresponsable.

Le savoir-faire israélien au service de l’excellence congolaise

Pour transformer ces réformes réglementaires en réalités concrètes sur le terrain, la délégation congolaise qui comptait notamment dans ses rangs le Directeur Général de l’Office National de l’Emploi (ONEM) ainsi que le Directeur Général Adjoint de l’Institut National de Préparation Professionnelle (INPP), mise sur une coopération bilatérale pragmatique.

Israël, mondialement reconnu pour son écosystème d’innovation de pointe (les CleanTech), son expertise dans l’agriculture de précision, la gestion de l’eau et les technologies de transition, apparaît comme le partenaire idéal. Ce dialogue stratégique vise à organiser des transferts de technologies et de compétences essentiels pour soutenir les programmes de formation professionnelle et accélérer l’employabilité des jeunes congolais.

Cette réforme historique ne restera pas théorique. Sur le sol national, la synergie opérationnelle entre l’ONEM et l’INPP garantit l’ancrage direct de ce plan dans l’économie réelle.

En effet, l’INPP assurera l’adaptation des programmes pédagogiques et la mise en œuvre pratique des formations pour doter la main-d’œuvre des compétences techniques requises, tandis que l’ONEM pilotera la structuration du marché de l’emploi, l’orientation et l’insertion professionnelle des jeunes qualifiés au sein des nouvelles filières vertes prioritaires.

En unissant l’audace politique, la rigueur de ses institutions techniques et la pointe de la technologie internationale, la RDC démontre sa volonté de valoriser son capital humain tout en préservant son capital naturel. C’est le début d’une ère nouvelle où la transition écologique se conjugue, enfin, avec création d’emplois décents pour la jeunesse.

Alfredo Prince NTUMBA