Dans un communiqué publié le 27 février, le gouverneur de la ville province de Kinshasa Gentiny Ngobila a décidé de passer à la vitesse supérieure dans la lutte contre l’insalubrité, en interdisant l’usage des sachets plastiques sur toute l’étendue de sa juridiction. Désormais, l’utilisation et la détention des sachets plastiques non biodégradables à Kinshasa seront passibles d’une amende allant de 10 mille à 50 millions des francs congolais.
C’est dans le but de combattre le roi sachet qui depuis plusieurs décennies ne cesse de saper les opérations de l’assainissement à Kinshasa que Gentiny Nngobila part en guerre contre ces petits sacs qui jonchent la quasi-totalité de la ville
« La ville de Kinshasa fait face à un épineux problème d’envahissement de ses rues, cours d’eau et caniveaux des sachets plastiques, rendant ainsi l’environnement insalubre », peut-on lire dans ce communiqué.
Cette décision de prohiber les sachets plastiques à Kinshasa trouve son fondement sur l’édit n°003/2013 du 09 septembre 2013 relatif à l’assainissement et à la protection de l’environnement de la ville de Kinshasa, ainsi que l’arrêté n°SC/047/CAB/GVK/2020 du 15 février 2020 portant interdiction de l’utilisation des emballages en sachets plastiques dans la ville de Kinshasa.
Pour permettre l’application de cette mesure, Gentiny Ngobila appelle donc la police nationale congolaise ainsi que tous les services compétents de l’environnement à s’impliquer dans cette observance.
« J’en appelle donc au sens civique élevé de tout un chacun pour la stricte observance de ces prescriptions, afin de rendre notre ville propre et agréable, où il fait beau vivre », poursuit cette correspondance.
Signalons que les utilisateurs des sachets destinés à l’usage médical, aux activités agricoles et au ramassage des déchets sont exemptés par cette mesure.
Après le lancement de l’opération Kinshasa BOPETO, qui peine à s’imposer face l’insalubrité qui passe au laminoir la ville, l’on espère donc que cette nouvelle mesure interdisant les sachets pourrait donner un peu du tonus à Kinshasa BOPETO.
Thierry-Paul KALONJI
