Le directeur général de l’Institut national de santé publique (INSP), Dieudonné Mwamba, a présenté ce samedi la situation de la 17e épidémie à virus Ebola qui sévit dans l’est de la République démocratique du Congo. Au 20 août, la RDC comptait 5 337 cas confirmés, dont 2 557 décès, soit une létalité de 47,6 %. Plus de 1 167 personnes ont été guéries, tandis que le suivi des contacts atteint environ 85 %.
« En termes de personnes malades en hospitalisation, dans les CTE, nous sommes autour de 737 malades qui sont en isolement », a déclaré Dieudonné Mwamba.
L’épidémie touche actuellement six provinces : l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, la Tshopo, le Haut-Uele et le Bas-Uele. L’Ituri demeure l’épicentre, concentrant à elle seule environ 85 % des cas confirmés. Au total, 56 zones de santé sont concernées.
Le directeur général de l’INSP a indiqué que les moyens de riposte ont été renforcés. « Au début de cette épidémie, nous n’avions qu’un seul laboratoire capable de poser le diagnostic. À ce jour, nous avons plus de 21 laboratoires », a-t-il souligné.
Près de 40 centres de traitement Ebola sont également opérationnels, avec d’autres en construction ou en extension afin d’améliorer l’isolement et la prise en charge des malades. La vaccination avec Ervebo, déjà utilisée lors de précédentes épidémies liées à la souche Zaïre, figure également parmi les stratégies envisagées.
« Nous pensons aussi ajouter la vaccination. Nous avons le même vaccin, Ervebo, dont nous connaissons l’efficacité sur la souche Zaïre », a expliqué Dieudonné Mwamba.
Les autorités souhaitent par ailleurs rapprocher la riposte de communautés en impliquant davantage les chefs de villages, chefs de quartiers et notables dans la sensibilisation, l’identification des cas et le suivi des contacts.
Enfin, l’INSP prépare un nouveau plan de riposte de six mois, le précédent plan de trois mois étant arrivé à échéance le 15 août. « Nous avons un nouveau plan qui est en voie d’être finalisé pour les six prochains mois de la riposte », a conclu le directeur général de l’INSP.
Serge NGALAMULUME