Métiers verts, plus de 300 jeunes certifiés pour booster la transition énergétique et l’accès à l’eau

Lancée le 11 septembre 2025, la session de formation théorique et pratique axée sur les métiers verts s’est clôturée ce mardi 28 juillet. Au total, plus de 300 jeunes apprenants de l’Institut National de Préparation Professionnelle (INPP) ont été formés en électricité du bâtiment, maintenance des machines électriques, installation et exploitation des mini-centrales hydroélectriques et solaires, plomberie sanitaire et installation de réseaux d’adduction d’eau potable.

Présent lors de la cérémonie de clôture, le ministre congolais des Ressources Hydrauliques et de l’Électricité, Aimé Sakombi Molendo, a soutenu que ces jeunes contribueront à combler le déficit de main-d’œuvre qualifiée et à accompagner la dynamique nationale de transition énergétique.

« Nous allons les accompagner jusqu’à ce qu’ils trouvent du travail au niveau de l’ANSER, de la SNEL, de la REGIDESO ou de l’Office Congolais de l’Eau qui ne va pas tarder à arriver. Ces jeunes doivent faire des stages professionnels pour que demain, ils puissent participer à la transformation énergétique de notre pays », a-t-il indiqué.

Une main-d’œuvre qualifiée pour les défis de demain

Ce programme de formation s’inscrit directement dans la perspective de la réforme des secteurs de l’eau et de l’électricité engagée depuis quelque temps. Cette session de formation clôturée ce jour est le fruit d’une étroite synergie publique entre l’INPP, l’Unité de Coordination et de Management des projets du ministère (UCM) et les différents partenaires du projet. À travers cette initiative, la RDC affiche désormais l’objectif de desservir toutes les provinces du pays en main-d’œuvre qualifiée pour transformer durablement le territoire.

Pour garantir l’avenir de ces nouveaux techniciens, l’Office National de l’Emploi (ONEM) accompagnera les bénéficiaires à travers leur enregistrement sur la plateforme numérique nationale de l’emploi, leur orientation professionnelle, leur mise en relation avec les entreprises selon leurs besoins, ainsi que le suivi de leur parcours d’insertion professionnelle.

« Le développement du capital humain constitue l’un des leviers les plus efficaces pour répondre aux défis de l’emploi des jeunes en République démocratique du Congo. Former des jeunes sans leur offrir de perspectives d’accès au marché du travail reviendrait à interrompre la chaîne de valorisation des compétences », a précisé le représentant de l’ONEM.

Cap vers la deuxième phase du projet AGREE

Ces formations s’inscrivent dans le cadre du Projet d’Accès, de Gouvernance et de Réforme des secteurs de l’Électricité et de l’Eau (AGREE). Financé par la Banque mondiale, il vise à répondre aux défis environnementaux et à ceux du marché du travail en RDC.

L’engouement suscité par ce programme témoigne du besoin immense de qualification professionnelle chez les jeunes. Le Directeur général adjoint de l’INPP, Patrick Kayembe Nsumpi, a dressé un bilan chiffré et tracé les perspectives d’avenir pour l’institution :

« Au total, 2 345 candidats ont été enregistrés à l’issue d’un concours de sélection particulièrement rigoureux, 800 jeunes ont été retenus pour l’ensemble du projet et 400 ont été alignés pour la première phase de formation. Aujourd’hui, nous célébrons la réussite de la toute première cohorte composée de 350 jeunes formés et qualifiés. Je me réjouis tout particulièrement de la présence parmi eux de 25 % de jeunes filles, illustrant notre engagement envers l’inclusion et l’égalité des chances dans les métiers techniques. »

Il a également précisé l’importance immédiate de ces nouveaux diplômés et la suite du programme : « Cette première étape franchie avec succès ouvre la voie à la deuxième phase de formation. Nous y mettrons en œuvre les spécialités complémentaires prévues dans le cadre du projet. »

Les différents partenaires de cette initiative, dont la Banque mondiale, ont réitéré leur engagement à soutenir ce projet qui cadre avec la vision du Chef de l’État : porter le taux d’accès à l’électricité de 21,5 % à 62 % d’ici 2030 et promouvoir les emplois verts comme levier de développement durable.

Albert MUANDA