À l’occasion de la Journée Internationale de l’Environnement ce 5 juin 2026, l’ONG Juristes pour l’Environnement au Congo (JUREC) monte au créneau et appelle l’État congolais à une action plus vigoureuse et structurée face à l’urgence écologique.
Instaurée par les Nations Unies en 1972, cette journée rappelle que la nature est en état d’urgence. Le monde doit comprendre que pour limiter le réchauffement à 1,5°C, les émissions de gaz à effet de serre doivent être réduites de moitié d’ici 2030. Par ailleurs, sans action immédiate, la pollution atmosphérique dépassera les normes de sécurité de 50 % au cours de la décennie et que les déchets plastiques dans les océans pourraient tripler d’ici 2040.
La RDC, un « Pays-solution » aux défis persistants
Cette journée est célébrée sous le thème national « Maintenant pour le climat ». Bien que la RDC se positionne comme un acteur clé grâce à son massif forestier et son potentiel hydrographique, JUREC souligne plusieurs obstacles majeurs à une action efficace parmi lesquels figurent, l’absence d’un cadre légal. Il n’existe toujours pas de loi spécifique ni de politique dédiée aux changements climatiques.
Le pays reste dépendant financièrement. La lutte contre le changement climatique repose trop lourdement sur les financements extérieurs, avec une absence de budget national dédié. Et cela s’ajoute également les lacunes administratives : Une faible mise en œuvre des Contributions déterminées à l’échelle nationale (CDN) et une ignorance généralisée des enjeux climatiques par certaines parties prenantes.
Faire de juin le « Mois de l’Environnement »
Pour remédier à ces faiblesses, JUREC propose de consacrer officiellement le mois de juin comme mois de l’environnement en RDC. À l’instar du mois de la femme, cette période permettrait de mobiliser, sensibiliser et réfléchir durablement aux actions en faveur du climat, indépendamment des changements de titulaires au sein des ministères.
« JUREC réaffirme son engagement à accompagner l’ensemble des parties prenantes pour que le mois de juin devienne un pilier de la protection de notre écosystème en RDC », précise le communiqué de l’organisation.
L’ONG recommande au Ministère de l’Environnement, Développement Durable et Nouvelle Economie du Climat d’organiser une table ronde de mise en œuvre des trois conventions de RIO sur l’environnement (Convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique, la Convention sur le Diversité Biologique et la Convention des Nations Unies sur la lutte contre le Désertification).
Alfredo Prince NTUMBA