Environnement : L’INPP et l’UCM clôturent une formation sur les métiers verts

Après trois mois de formations théoriques et pratiques dans divers métiers verts, les bénéficiaires du projet AGREE, piloté par l’INPP et l’UCM, ont été sensibilisés, ce jeudi 28 mai à Kinshasa, aux thématiques du coaching entrepreneurial et d’appui à l’insertion professionnelle. Les apprenants sélectionnés dans la ville de Kinshasa ont notamment bénéficié d’une session d’accompagnement à la préparation au milieu professionnel. Ils ont également été outillés sur la délivrance des cartes pour les demandeurs d’emploi de l’ONEM, tout en suivant des modules d’information et de sensibilisation portant sur les violences basées sur le genre en milieu de travail.

« Ils ont été formés et nous devons maintenant faciliter leur insertion dans le milieu professionnel. Ils vont affronter le monde du travail. Il était nécessaire de leur donner quelques bases, surtout concernant les violences basées sur le genre en milieu professionnel. Nous avons particulièrement insisté sur l’importance de la dénonciation. C’est pourquoi nous avons sensibilisé les apprenants, hommes et femmes, afin qu’ils soient armés face aux réalités du milieu qu’ils vont bientôt intégrer », a déclaré Judith Kengunza, cheffe de service du Budget et Contrôle, et point focal Genre au sein de l’École supérieure de formation des cadres de l’INPP à Kinshasa.

Une fin de cycle de formation au profit de la jeunesse

Cette séance d’appui à l’insertion professionnelle marque également la fin d’un long processus engagé par les encadreurs. Ces formations de trois mois dédiés aux métiers verts étaient conçues pour les jeunes âgés de 18 à 30 ans, répartis sur l’ensemble du territoire national.

Au total, sept métiers verts étaient concernés par ces formations : plombier sanitaire, électricien de bâtiment, technicien d’exploitation de mini-centrales hydroélectriques, technicien d’exploitation des centrales solaires, technicien de maintenance des machines électriques, et installateur des réseaux locaux d’eau potable, etc.

Avec une nouvelle génération composée de 35 % de femmes et de 65 % d’hommes formés sur l’ensemble du territoire national, l’INPP affirme sa fierté de contribuer à l’émergence d’une nouvelle catégorie de main-d’œuvre en République démocratique du Congo.

« De plus, les compétences qu’ils ont acquises leur donnent la possibilité de créer leurs propres entreprises. Il était donc primordial de les informer sur l’entrepreneuriat et sur la manière dont ils peuvent mettre ces acquis au service de leurs projets », a expliqué Moïse Adjei Farsol, chef de division à la Direction de l’appui à la formation chargée de l’insertion socioprofessionnelle au sein de l’INPP.

Interrogés à l’issue de la séance, les bénéficiaires ont exprimé leur joie et leur satisfaction. Gloria Leba, ingénieure en maintenance de machines industrielles, a notamment souligné l’intérêt des enseignements reçus sur la notion de genre et l’importance de transformer ces compétences en opportunités d’emploi.

« Généralement, lorsqu’on parle de genre, les gens se focalisent uniquement sur la femme. Ce que j’ai appris aujourd’hui, c’est que le genre concerne aussi bien l’homme que la femme. Cette formation est un vrai succès. Dans notre pays, trop de personnes se limitent à la recherche d’un emploi. Pourtant, nous sommes nombreux à pouvoir en créer grâce à nos compétences. Il faut juste mettre nos compétences en pratique et créer des emplois pour les autres », a-t-elle soutenu.

Ces formations s’inscrivent dans le cadre du projet AGREE, financé par la Banque mondiale, qui vise à répondre aux défis environnementaux et à ceux du marché du travail en RDC. Le projet AGREE accorde une attention particulière au développement du capital humain dans les secteurs de l’électricité et de l’eau. Sa composante 4 entend élargir l’accès à ces services essentiels tout en soutenant l’emploi local, en particulier celui des jeunes et des femmes.

Albert MUANDA