Agriculture : COSOP 2027-2032, le FIDA et le gouvernement de la RDC veulent lutter efficacement contre l’insécurité alimentaire

Le Fonds International de Développement Agricole (FIDA) a ouvert un atelier de consultation ce lundi 9 mars 2026, à Kinshasa. Ce COSOP (Programme d’option stratégie pour le Pays) a pour objectif d’une part, réfléchir collectivement aux orientations pour les cinq prochaines années et s’assurer que ces orientations répondent pleinement aux priorités du gouvernement et aux réalités du terrain ; d’autre part, tirer des leçons de l’expérience accumulée durant les dernières années.

Le COSOP constitue le cadre stratégique du partenariat entre le FIDA et le gouvernement de la République démocratique du Congo. Il définit les priorités stratégiques de cette coopération pour une période pluriannuelle. Il guide l’ensemble des interventions du FIDA dans le pays, qu’il s’agisse des investissements, du dialogue politique ou des activités de partenariats et de gestion des connaissances. Plusieurs organisations participeront à cette réflexion pendant deux jours, en vue d’identifier ce qui a fonctionné et ce qui doit être encore fait.

« Nous travaillons avec le Ministère de l’Agriculture, développons des projets sur l’ensemble de la réponse pour pouvoir développer tout ce qui est agriculture vivrière et de petits élevages pour permettre l’accès aux protéines animales mais également végétale. Ça permet de lutter contre la malnutrition. La mise en œuvre des projets est la responsabilité de l’Etat. » A déclaré la Représentante pays du FIDA, Martine Villeneuve.

A l’en croire, le COSOP permet aux familles bénéficiaires des projets d’accéder aux revenus directs et immédiats en vue d’avoir des moyens de subsistances directs. « Nos projets sont larges en terme de réponse parce qu’on travaille aussi sur les questions d’infrastructures. On va réhabiliter les routes de dessertes agricoles pour permettre aux producteurs de pouvoir avoir accès aux grands axes routiers. » A-t-elle ajouté.

Ces travaux réunissent les partenaires financiers et techniques en vue de réfléchir sur l’éradication de l’insuffisance alimentaire au pays. « Le FIDA est l’un des partenaires majeurs du développement du secteur agricole en RDC. Cette réflexion tombe à point nommé car le gouvernement a levé l’option radicale de mettre en place une stratégie de mise en œuvre de la revanche du sol sur le sous-sol. » A indiqué le Ministre d’Etat en charge de l’agriculture et sécurité alimentaire en RDC, Muhindo Nzangi.

Ceci témoigne de l’importance accordé par le gouvernement, au partenariat avec le FIDA et à la transformation du secteur agricole et rural. « L’idée est de constituer les projets pour des filières pérennes d’agriculture qui vont permettre de rehausser l’économie locale et de rentrer dans certaines chaines de valeur qui sont productifs et qui génèrent des bénéfices pour les coopératives et les organisations de producteurs. » A ajouté le Ministre d’Etat, en présentant cinq piliers essentiels de ce cadre avec des piliers connexes, dont la réhabilitation des routes et l’énergie en milieu rural.

Face au thermomètre, des nouvelles stratégies de culture

Les résultats du COSOP 2019 à 2026 ont été présentés. Sa revue d’achèvement a permis de tirer des enseignements importants sur les résultats obtenus dans l’amélioration de la productivité agricole, l’accès au marché et le renforcement des organisations des producteurs et paysannes. Elle a également identifié les défis liés à la mise en œuvre dans un contexte marqué par certaines fragilités, des contraintes structurelles dont le changement climatique.

Selon la représentante pays du FIDA, le COSOP veut s’assurer que tous les projets du FIDA vont prendre en considération les changements climatiques et s’adapter à cette question. « Quand on va sur le terrain, on fait différentes analyses pour voir quel est l’impact direct du changement climatique. Concrètement, ça peut être l’exemple des pluies accrues qui vont drainer le sol. » S’est exprimée la Directrice pays de FIDA.

A l’en croire, ces analyses permettent d’aider à la rétention du sol et s’assurer que les sols sont toujours fertiles « Ça peut aussi être la sécheresse. On voit comment aider sur le dosage du sol et maintenir sa capacité et son hydratation. On travaille en étroite collaboration avec le PAM et la FAO qui permettent d’avoir une approche plus concrète et plus holistique de différents problèmes. » A-t-elle précisée.

Sarah MANGAZA

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