Conservation : L’AWF et l’ICCN mènent des réflexions sur la lutte contre la criminalité faunique transnationale

African Wildlife Foundation (AWF) et l’Institut Congolais pour la conservation de la nature (ICCN) ont organisé, du 23 au 25 février 2021 à Kinshasa, une conférence d’assistance judiciaire mutuelle dans la poursuite des infractions sur la faune sauvage. 

Placée sous le thème, « Combattre la criminalité transnationale liée aux espèces sauvages en Afrique Centrale », cette a eu comme objectifs, comprendre la nature transfrontière de la conservation de la faune, comprendre la criminalité transnationale liée aux espèces sauvages et ses impacts, apprendre les moyens de lutter contre la criminalité transnationale liée aux espèces sauvages et renforcer la coopération régionale dans la lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages.

Cette conférence a réuni les procureurs, les enquêteurs, les agents de gestion de la faune et les huissiers de justice statuant sur les crimes contre les espèces sauvages en République démocratique du Congo, République centrafricaine, Cameroun et en République du Congo. 

Selon les organisateurs, « Le renforcement des capacités des acteurs du secteur judiciaire et de l’application de la loi garantira des enquêtes, des poursuites et des peines efficaces suffisamment dissuasives contre les criminels contre la faune ». 

La conférence de Kinshasa a été également un cadre de rassemblement des parties prenantes de la région pour assurer l’harmonisation de l’application des lois sur la faune afin de mettre fin à la criminalité liée aux espèces sauvages de la région.

Ces assises ont permis aux parties prenantes d’avoir un point de vue commun sur les menaces qui pèsent sur la faune sauvage de la sous-région. A l’issue de ces travaux, quelques recommandations ont été formulées notamment, la création d’un réseau régional des juges et magistrats spécialisés dans la criminalité environnementale et particulièrement sur la faune, la promotion de la plateforme Africa Twix, la promotion du plaidoyer à AWF et ses bailleurs de fonds, spécialement INL, pour la continuité des séances de renforcement des capacités des acteurs clés et aussi la fréquence des échanges sous régionaux qui sont enrichissants.

Les participants se sont par ailleurs convenus d’encourager, là où ça n’existe pas, la signature des traités d’extradition et de coopération judiciaire et le partage des informations en temps réel tout en protégeant les sources.

Notons par ailleurs que cette conférence a été financée par le département d’État des États-Unis, Affaires internationales en matière de stupéfiants et d’application de la loi (INL). 

Alfred NTUMBA