La direction générale de l’Institut congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN), a organisé un séminaire d’immersion en vue de la matérialisation de l’encrage du corps pour la protection des parcs nationaux et réserves naturelles apparentées (corPPN) au sein de cette institution. Cette réunion qui s’est tenue à Kinshasa, ce lundi 11 mars, a été une occasion pour cette nouvelle unité de passer en revue les difficultés auxquelles sont confrontés les parcs et aires protégées de la RDC, en vue d’y apporter des solutions appropriées.

« Aujourd’hui l’encrage sur le corps PPN constitue un pas dans cette solution. Voilà pourquoi mes sentiments sont de grande satisfaction et de reconnaissance aux autorités qui ont voulu que cela arrive. L’implication aujourd’hui du président de la République montre en réalité que la conservation de la nature, fait partie maintenant de grandes préoccupations de notre pays », a déclaré Cosma Wilungula, directeur général de l’ICCN. « Jadis il n’en été pas ainsi. Voilà pourquoi nous pouvons nous réjouir de cet atelier de l’immersion qui est un de premier pas dans cette marche vers le lendemain meilleur de la conservation de la nature ».
Cosma Wilungula a saisi l’occasion pour rappeler que le nombre des Eco gardes est insuffisant pour assurer la protection des aires protégées. Il a souhaité l’ajout des effectifs, presque la moitié du nombre des éco gardes existants.
« Aujourd’hui nous avons quatre mille hommes sur terrain, ce nombre ne représente pas le besoin dont nous avons réellement pour assurer la sécurité dans les aires protégées. Nous voulons dans un premier temps qu’l nous soit pourvu deux milles hommes de plus. Mais en réalité l’ICCN a besoin des dix milles hommes pour couvrir l’ensemble de notre pays, dans la sécurisation de nos aires protégées». A-t-il martelé.
Par ailleurs, Cette institution a exprimé par l’entremise de son directeur général, sa gratitude et ses remerciements à l’égard du nouveau chef de l’état congolais et aux différentes autorités pour l’aboutissement de ce long processus de réforme qui a été exigée par l’inadaptation et l’inadéquation de certains mécanismes de conservation sur le terrain.
Rappelons qu’à la veille de cet de cet atelier, il a été signalé la mort d’un éco garde dans le parc national des Virunga. Le directeur général de l’ICCN considère cet évènement comme défi à relever. « Vous savez que le parc national des Virunga connait à ce jour des problèmes multi formes. Les bandits qui ont été au milieu de la population et les autres dans les patrouilles normales, ont effectivement atteint notre garde qui est mort. Nous avons pris des dispositions pour cibler le vrai provocateur et enlever les gens qui envahissent le parc. Nous avons instruit nos hommes sur terrain au niveau de ce parc national de pouvoir réduire totalement la population dans le parc, de faire le juste milieu pour permettre de garantir le limite du parc », a conclu Cosma Wilungula.
Nelphie MIE